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Sandrine Michard, plus de 25 ans chez L’Oréal et toujours la même énergie !

Publié le
25 Juin 2018

Rencontre avec Sandrine Leclerc-Michard, diplômée du Parcours Grande Ecole, Promotion 1991, Corporate Communications Director, CSR and Public Affairs - L'Oréal Eastern Europe
Propos recueillis par Isabelle Fitamant.

L’Oréal : le navire amiral de la flottille des marques du Groupe

Pour parler de son parcours chez L’Oréal Sandrine commence par planter le décor : « Il faut imaginer cet énorme groupe, de 34 marques à l’international, comme une flottille dont L’Oréal serait le vaisseau amiral. Il existe des tas de passerelles d’un navire à l’autre. Au démarrage je souhaitais accrocher ce nom à mon CV, me « faire une carte de visite », et puis tous les 2 ou 3 ans j’ai eu l’opportunité de changer soit de poste, soit d’univers, passant d’une marque à l’autre, d’une responsabilité à l’autre. Je ne me suis jamais ennuyée, rien de pesant ou de routinier, tout va très vite : j’ai toujours été portée par un nouveau projet. »

Passée du statut de mousse à celui de capitaine, elle dirige désormais la réputation de l’ensemble des marques du groupe pour la zone géographique « Europe de l’Est ».

Elle démarre sa carrière pour La Roche Posay, une marque tout juste acquise par L’Oréal, alliant le monde de la cosmétique et celui de la dermatologie/pharmacie. Elle rejoint ensuite le siège du groupe pour étudier l’émergence des réseaux sociaux avec les forums de discussion qui se développent à la fin des années 90. « C’était le début des communautés d’utilisateurs et le net explosait ; c’est à cette époque que j’ai développé mon premier site internet dédié aux journalistes ».
Elle explore ces grands thèmes porteurs des années 2000.
Puis une opportunité à l’international la conduit au Canada avec toute sa famille où elle va rester 8 ans, élargissant son champ de responsabilités et changeant de manager à trois reprises pour se retrouver Vice Présidente en charge de la communication pour la filiale canadienne. « Cette expérience m’a fait grandir professionnellement et humainement et aujourd’hui encore, cette expérience me sert au quotidien ».
Une proposition, qu’elle ne peut refuser la ramène en France ; elle prend en charge la communication de la division des Produits Professionnels de L’Oréal, son entité historique qui est en pleine transformation et souhaite développer sa composante BtoC.
Puis elle va faire un tour du côté des opérations, le « back office » du groupe, elle travaille, après plusieurs années auprès de marketeurs, avec les ingénieurs et les industriels. « Dans le groupe, plus de 20.000 personnes sont employées dans les fonctions production/packaging/logistique, réparties sur 42 usines et plus de 140 centrales de distribution ; c’est tout un monde qu’on ne soupçonne pas, mais qui est un pilier essentiel pour notre groupe ».
Depuis 3 ans, elle est en charge de la réputation de L’Oréal dans les pays de l’Europe de l’Est, au comité de direction de la zone et de la communication du groupe.

Environnement multiculturel, éthique unique !

« Je travaille pour 32 pays, pour simplifier l’ancien « bloc de l’Est », la Russie, la République Tchéque, la Hongrie, la Pologne, la Roumanie, les Balkans, les pays baltes, l’Ukraine et aussi l’Adriatique, la Turquie et Israël. L’environnement économique, géopolitique, médiatique, les comportements, les systèmes de valeurs et les réactions des gens sont très différents dans chacun de ces pays. Je passe d’un cas de communication à l’autre en fonction de l’écosystème local. Je me considère comme un consultant interne, je m’assure que nous soyons mieux connus et bien perçus et que nos valeurs soient respectées ». Pour elle : « L’éthique : c’est une base de valeurs qui nous guident dans l’action et qui vont au-delà du simple respect de la loi ou des règles au moment de prendre une décision clé. C’est un élément indispensable pour accomplir sa mission au quotidien. » Elle ajoute après un léger temps de réflexion : « C’est une dimension dont je n’avais pas saisi l’importance au début de ma carrière. Je me rends compte aujourd’hui que c’est un pilier indispensable pour se sentir bien dans son job et dans son entreprise, plus que sa taille ou son domaine d’activité ».

Un réseau interne ancré sur chaque navire de la flottille…

Et demain ? Sandrine se projette facilement vers de nouvelles aventures. « J’ai gardé des liens, j’ai construit un réseau en interne, il m’aide aujourd’hui à avancer vite et mieux sur de nombreuses questions et me permet également d’envisager l’avenir avec optimisme. L’Oréal croit beaucoup en l’humain, et aucun parcours n’est fléché ou bloqué, chacun construit sa carrière. La culture d’entreprise à ce niveau est teintée d’intra-preneuriat : chacun dessine son parcours ce qui offre énormément de possibilités. »

Une rencontre passionnante, une femme passionnée !

Le jour de notre rendez -vous pour écrire cet article, quand je suis arrivée devant la façade imposante, voire austère, du siège historique du groupe dans le nord de Paris, j’étais un peu intimidée, consciente de pénétrer dans un univers convoité par de nombreux jeunes diplômés qui, à l’instar de Sandrine, souhaitent épingler la marque à leurs CV… Sans savoir à quoi m’attendre, je m’imaginais des histoires de luttes de pouvoir, de querelles intestines pour être nommée, attirer l’attention des décideurs…
Rien de tout cela dans les mots, l’attitude ou dans la vision que cette femme a de l’entreprise pour laquelle elle travaille.  Sandrine, qui avoue avoir « une hantise de la routine », m’a entrainée dans son monde ; nos échanges, à bâton rompu, ont révélé une femme passionnée par son entreprise et par les métiers qu’elle y a pratiqué.
Loin de la lasser, sa participation professionnelle à la vie de L’Oréal semble avoir pour propriété de recharger en permanence son capital Energie.

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